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Les couveuses dans le Nouvel Economiste - novembre 2011

Création d’entreprise – Les premiers bureaux

Publié le 10/11/2011

Les belles histoires d’entreprise ne commencent pas toutes dans une cuisine ou un garage

Peu de visibilité sur le moyen terme, surface financière limitée, peur de l’isolement… Pour différentes raisons, au moment du choix de ses locaux professionnels, le créateur peut légitimement hésiter à s’engager dans un bail 3-6-9 ou à exercer son activité depuis chez lui. Selon son projet et la maturité de ce dernier, d’autres solutions sont possibles, comme la domiciliation, les centres d’affaires ou encore les pépinières et les couveuses d’entreprise. Le créateur bénéficiera de la souplesse de ces infrastructures et préservera son budget. Autres bénéfices : la proximité d’autres entrepreneurs et le réseautage.

Formalités de création, élaboration du business plan, mais aussi recherche de locaux et d’équipement, suivi administratif, prospection commerciale… les tâches du jeune créateur d’entreprise sont nombreuses autant que variées, chronophages autant qu’onéreuses. La tentation est grande de lancer son activité depuis le salon ou la cuisine, remettant au lendemain la location d’un “vrai” bureau. Les solutions pour alléger la charge en attendant la montée en puissance existent pourtant, qui permettent au porteur de projet de se concentrer sur son core business tout en maîtrisant au plus juste le risque financier. Selon la structure choisie – centre d’affaires, couveuse, pépinière, cluster, etc.– le créateur pourra se décharger du volet administratif de son activité, se faire conseiller et se former, ou encore disposer de surfaces de travail modulables. Et surtout, il ne sera pas seul et bénéficiera de la dynamique d’échange, d’émulation et de réseau propre à toute structure mutualisée ou collective. Reste, en fonction de l’activité envisagée et du degré de maturité du projet, à choisir l’espace le plus adapté.

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La protection de la couveuse

Les entrepreneurs qui n’ont pas encore créé juridiquement leur structure ont d’autres possibilités d’hébergement. “Les couveuses d’entreprise vont permettre à un chef d’entreprise de pouvoir tester son projet en bénéficiant d’une structure d’appui” note Marc De La Ville Fromoit, de l’Université de Reims Champagne Ardenne. Généralement dans le cadre d’un parcours de 4 mois renouvelables, la couveuse permet de former de futurs créateurs afin qu’ils soient véritablement opérationnels dès leur projet abouti.

Ils peuvent surtout se rendre compte si l’activité envisagée est réellement viable et susceptible de trouver son marché. A titre d’exemple, les cinq couveuses de l’Adil (deux à Paris et trois dans le Val-de-Marne) accueillent une centaine de porteurs de projets chaque année. A l’issue de ce parcours, 70 % vont créer leur entreprise. En plus de temps individuel de conduite projet avec un consultant en création d’entreprise, les porteurs de projets peuvent participer à des ateliers hebdomadaires généralement ciblés sur l’action commerciale.

En plus de la mise à disposition de locaux, les futurs créateurs bénéficient par ailleurs de différents services comme l’accès à un centre de documentation. Notons que le futur entrepreneur peut honorer ses premières commandes et bien entendu les facturer. Les quelque 130 couveuses réparties sur le territoire hexagonal sont financées par les collectivités. Les porteurs de projet n’ont donc rien à débourser pour tester leur idée d’entreprise. Bien entendu, pour intégrer de telles structures, les candidats doivent se prêter à différentes sélections.

Incubateur d’entreprise

La solution pour les projets innovants

Les incubateurs sont dans la majorité des cas liés à la recherche universitaire. L’incubateur va permettre aux chercheurs de tenter d’industrialiser le fruit de leurs recherches. Sont généralement acceptés au sein de ces incubateurs les porteurs de projets d’entreprises innovantes qui ne sont pas encore créées ou le sont depuis moins d’un an. Les entreprises qui incubent partagent les ressources de l’incubateur, bénéficient d’une certaine logistique et, bien entendu, de locaux. Les entrepreneurs sont suivis que ce soit sur le plan technique et scientifique, économique ou juridique. Certaines écoles d’ingénieurs savent créer des passerelles entre recherche et entrepreneuriat. La politique du Groupe INP Grenoble, qui regroupe six écoles d’ingénieurs, illustre bien cette volonté. Il possède une filiale de droit privé depuis 20 ans, INPG Entreprise, qui à l’origine a été créée pour des activités de conseil auprès des entreprises. Depuis 2005, elle prend des participations dans des start-ups créées au sein des laboratoires de l’école. “Notre filiale compte une vingtaine de start-ups dans son portefeuille. Nous les accompagnons dans leur développement : dans toute la phase de création, le premier tour de table, les levées de fonds, etc. Cette filiale gère tous les contrats que nous avons avec les industriels. Elle a un capital d’1,5 million d’euros. Nos participations peuvent monter jusqu’à 100 000 voire 150 000 euros”, détaille Paul Jacquet, administrateur général du groupe Grenoble INP. Beaucoup de ces start-ups sont créées par des étudiants de l’école en troisième année. Ensuite, elles peuvent être hébergées au sein des laboratoires durant une certaine période, avant de voler de ses propres ailes ou dans un incubateur. “Nous sommes à l’initiative de la création de l’incubateur de Grenoble. Cet incubateur peut les prendre en charge à ce moment. Au sein de cet incubateur, les jeunes entreprises vont trouver un environnement qui va les aider dans l’élaboration de leur business plan ; leur démarrage va être financé ; chercheurs et entrepreneurs vont être mis en relation”, poursuit Paul Jacquet.

Extrait de l'article de Cyril André paru le 10/11/2011 dans le Nouvel Economiste

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